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Après avoir annoncé, il y a quelques jours, la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le président Kaïs Saïed a nommé samedi un CSM provisoire. Créée en 2016 pour nommer les juges, l’instance est accusé par le président de “partialité” et d’être sous l’influence du parti islamo-conservateur Ennahdha.
Le président tunisien Kaïs Saïed a publié samedi 12 février un décret établissant un Conseil supérieur de la magistrature (CSM) provisoire, remplaçant effectivement le président du Conseil, a annoncé la présidence tunisienne sur sa page Facebook.
Kaïs Saïed a décrété la semaine dernière la dissolution de cet organisme indépendant chargé de nommer les juges, l’accusant de corruption et de partialité.
En juillet, le président tunisien a suspendu le Parlement et limogé le Premier ministre, déclarant qu’il gouvernerait par décret durant la préparation d’une nouvelle Constitution qui, selon lui, sera soumise à un référendum cet été.
Avec Reuters
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