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Œuvres restituées par la France : les Béninois redécouvrent leur trésors à Cotonou

De nombreux visiteurs sont venus découvrir, dimanche, les 26 trésors restitués au Bénin par la France, et désormais exposés à Cotonou. Ces œuvres avaient été pillées en 1892 par les troupes coloniales françaises au royaume du Dahomey, dans le centre-sud du Bénin actuel.

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“C’est une immense fierté, c’est notre grandeur qui nous a été enlevée et que nous retrouvons aujourd’hui”, dit très ému Abdou Malehossou, venu découvrir pour la première fois les 26 trésors restitués en novembre par la France au Bénin, exposés à partir de dimanche 20 février à Cotonou.

Pour “ce jour historique”, ce Béninois de 32 ans est venu avec sa fille de deux ans, voir et “apprendre en famille cette histoire que l’on ne connaît pas”, celle avant la colonisation, dit-il.

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Ces 26 trésors avaient été pillés en 1892 par les troupes coloniales françaises au royaume du Dahomey, dans le centre-sud du Bénin actuel, composé alors de plusieurs royaumes.

Toujours détenues 129 ans après par la France, ces œuvres, dont certaines revêtent un caractère sacré, ont finalement été restituées en novembre dernier au Bénin, après plus de deux ans de négociations entre Paris et Cotonou.

“C’est votre patrimoine”

Trois salles aux immenses parois peintes en noir, tel un écrin leur donnant un caractère solennel, accueillent les trésors. 

Dès leur entrée, les Béninois font face au trône d’apparat du roi Ghézo (1797-1818), majestueuse sculpture de bois de près de deux mètres, surmontée d’une tablette incurvée.

Étudiants par dizaines, couples venus avec leurs enfants se placent respectueusement en arc de cercle face au trône, avant que l’un des médiateurs de l’exposition ne les enjoigne à s’approcher. 

“N’ayez pas peur, c’est votre patrimoine”, leur lance-t-il. 

Il n’en faut pas plus pour que les visiteurs se l’approprient. Certains collent presque leur visage à la vitrine pour scruter ses incroyables motifs afro-brésiliens sculptés dans le bois. D’autres s’interpellent pour venir se placer de tel ou tel côté et l’admirer sous tous ses angles. Tous se prennent en photo avec lui.

Devant chaque vitrine, de la statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè aux portes du palais royal, l’émotion et surtout la fierté se lisent sur les visages.    

“C’est un honneur que ces œuvres soient le patrimoine de tous les Béninois, et pas seulement des descendants des rois d’Abomey”, dit à l’AFP Cosme Houegbe Lo Béhanzin, arrière petit-fils du roi Béhanzin, dont la statue mi-homme mi-requin est également exposée.

Avec AFP

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